Merci au cheval aveugle

à la crinière musicale,

merci à la lenteur,

à l’oeil qui marche

sous nos draps,

merci à l'ensommeillement,

au cri de la colère,

merci aux âmes

qui chantent la mélancolie,

merci au miracle

du proche sur le lointain,

à l'école buissonnière,

merci au désert,

à cet amour qui renaîtra

comme un zeste de neige

sur notre embaumement.

 

Dominique Cagnard