Chênehutte, 9 octobre 2017

Bonjour à vous tous, abonnés à ce petit blog, qui recevez surtout les poèmes des semaines et aussi les lettres d’information. Voici quelques nouvelles, via cette deuxième lettre, qui fait suite à la première, envoyée en septembre 2016.

Il y a un an, je vous écrivais que je renonçais à vouloir à tout prix réunir cheval et poésie, et que je vivrai les choses de manière plutôt séparée finalement, avec d’une part des petits voyages ici ou là pour des rencontres, lectures, etc, autour de la poésie et d’autre part des temps ici à Chênehutte,  avec les chevaux et des gens qui viendraient passer du temps avec eux.  C’est à peu près comme ça que l’année passée  s’est déroulée.

Côté Petits chevaux et compagnie, j’ai commencé d’accueillir des enfants ici depuis les vacances de la Toussaint 2016, et j’ai constaté que ce temps des vacances scolaires me convenait bien pour cela. Pendant toutes les vacances scolaires donc, jusqu’à l’été 2017, des enfants de 3 à 13 ans sont venus passer des moments en compagnie des six petits chevaux qui les attendaient, ils ont pris soin d’eux, ils ont appris à marcher à leurs côtés, ils les ont brossés, lavés, ont curé leurs pieds, en parlant, en se taisant, on est partis ensemble dans la forêt prendre des goûters, trotter,  galoper, et même sauter des obstacles à côté d’eux, on a bien ri, on a pris des coups de soleil et un gros orage un jour, ces moments ont été joyeux et très simples. Ces enfants, seuls ou en tout petits groupes m’ont laissé très souvent, avant de repartir, des mots. Les mots qui leur arrivaient dans ces moments-là, ceux qu’ils avaient envie de partager, ceux qu’ils avaient envie de déposer dans une petite boite à mots, à mon invitation…

Pour ce qui est de la seconde partie du projet de Petits Chevaux et compagnie : les balades à cheval personnalisées  dans la forêt, toutes sortes de doutes et de réflexions sont venus me questionner au printemps dernier. J’ai finalement pris la décision de suivre cette année une formation aboutissant au diplôme d’Accompagnateur Tourisme Equestre, tout d’abord parce que légalement, il est indispensable d’avoir ce diplôme pour pouvoir emmener des gens à cheval à l’extérieur, ensuite parce qu’il est important pour moi d’aller jusqu’au bout de cette aventure, symboliquement et professionnellement. Si tout se passe bien, je passerai les différents examens pour obtention de ce diplôme, en juillet 2018, et cela devrait correspondre au moment où, approximativement, Everest, le cheval Trait Comtois que nous avons adopté, particulièrement en pensant à ces balades, sera lui aussi fin prêt ! Du coup, à rêver à ces futures balades, j’ai vu que je ne pouvais pas m’empêcher d’y associer des poèmes,  des textes,  des bouts de récits, que j’emmènerai dans ma poche ou qui seront déjà dans certains arbres. Il s’agira aussi de faire découvrir des itinéraires particuliers dans la forêt, à des moments choisis, matins, après-midis, mais aussi aux crépuscules ou aux soirs de pleine lune… Ce sera finalement des balades poétiques…

Côté poésie-poésie, un livre est sorti en juin dernier aux éditions Esperluète, avec des dessins d’Alexandra Duprez, il s’appelle Chevaux de guerre, et il est question de chevaux évidemment… Pour ce qui est des livres à paraitre, il y aura Pelotes, averses, chemins, aux éditions L’atelier contemporain, début 2018, un livre de 37 poèmes avec 37 dessins de Patricia Cartereau. Et un autre livre chez Esperluète, Nos abris, nos cailloux, des textes en prose qui sont des sortes de monologues de personnes s’adressant les unes aux autres, avec des images d’Anne Leloup. Et puis un petit texte jeunesse Une journée avec Marguerite, certainement aux éditions du Carnet des dessert de lune… Et puis d’autres chantiers sont en cours de finition, dont ce Cher animal

Côté évènements poétiques, la ville de Saumur va inaugurer bientôt (le 10 novembre) son Centre de Rencontres de la Poésie Contemporaine, c’est une belle nouvelle. 

On dirait que les choses se mélangent et se relient, que rien n’est séparé de rien finalement…

Belle fin d’automne à vous tous, et au plaisir de se voir, revoir, ici ou là,  au milieu des livres ou des chevaux, ou les deux !

Albane