Quand je panique la mécanique de

mon coeur déraille au point que je

me prends pour une locomotive à

vapeur dont les roues décollent

dans les virages. Je voyage sur les

rails de ma propre peur.

 

Un jour de longs sanglots, je me

suis aperçu que boire les larmes

apportait du réconfort. Mais il ne

faut pas en prendre quand on est

dans un état normal, sinon, on ne

parvient plus à être joyeux sans en

boire et c'est le cercle vicieux, on

n'arrête pas de pleurer pour pouvoir

boire ses larmes

Mathias Malzieu

extrait de La mécanique du coeur, éd. Flammarion