jeudi 10 août 2017

Dans ma maison de Géronimo vit une femme au nom d'Oublie Elle a des mains fragiles qui laissent tomber les choses et des yeux posés sur le vide Oublie écrit chaque jour L'écriture est son enclos, son étable, son abri à l'abri du monde elle y gagne son taisement pied à pied et d'arrache Elle creuse s'étonne et se rapaille Ce qu'elle voudrait dire et jamais ne le peut naufrage dans sa bouche tocsin les mots ocsin le lointain Qui pleure là Si proche de moi-même au moment de pleurer ? Informulable solitude d'Oublie ... [Lire la suite]
Posté par albanegelle à 06:26 AM - Commentaires [1] - Permalien [#]

vendredi 14 juillet 2017

Poème de la semaine

  Il y a toujours des pays   qu’on oublie d’atteindre   des pâturages trop riches   où fume le plaisir.   Je tourne déjà la tête   vers le bruit sourd   de quatre sabots   sur des branches mortes.            *   Avec, sur ton pelage,   la sueur du désir   et la fragrance des forêts   stagnant sur la bête rapide,   je baiserai tes yeux   sur les feux de colère,   mes mains seront... [Lire la suite]
Posté par albanegelle à 07:56 AM - Commentaires [0] - Permalien [#]
vendredi 23 juin 2017

Poème de la semaine

Donnez-moi ce matin, ces heures  encore du petit matin  quand tout commence, donnez-moi, je vous prie,  ce mouvement léger des branches,  un souffle, rien de plus,  et que je sois comme quelqu’un  qui se réveille dans le monde et qui ne sait  ni ce qui vient  ni ce qui va  ... [Lire la suite]
Posté par albanegelle à 10:17 AM - Commentaires [1] - Permalien [#]
jeudi 18 mai 2017

Rivière durant au coeur   Aimons-nous c'est l'heure puisque nous passerons comme un matin dans la confusion des nuages   Encore faisons-nous flammes à travers flammes   Alliés des deltas lointains   Au vol tremblé du poème prenons sa nuit légère   Soyons un effort de branche sous la neige   Je nomme ces régions humaines qui ont beau ciel sur l'énigme   Puisque l'orage brûle dans des cheveux d'enfant puisque la gueule des amandiers râle dans les jardins aimons-nous   Et... [Lire la suite]
Posté par albanegelle à 11:21 AM - Commentaires [4] - Permalien [#]
mardi 9 mai 2017

Poème de la semaine

 vous pourriez appeler chacune des bêtes par son nom,                        chacune par chacun de ses traits, par sa manière de contourner                   le piquet, le tronc, le fossé, par sa démarche sous les grands                arbres secs et dans... [Lire la suite]
Posté par albanegelle à 09:47 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]
mardi 18 avril 2017

Poème de la semaine

     NATUREL ET SANS DANGER   Au printemps les bidonvilles ressemblent à des cabanes de jardiniers près du bulldozer ensablé les terres rases commencent à verdir   une péniche glisse sur son bras de Seine étendue blanche de sable sans rapport avec une plage parking futur de remorques garées   sur une étendue d'eau un cygne blanc sur un autre un sac en plastique blanc se ressemblent comme deux gouttes d'eau -dans ce paysage précipité par le train -   deux chevaux se cabrent eux... [Lire la suite]
Posté par albanegelle à 01:33 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 5 avril 2017

Poème de la semaine

De ce côté-ci ou d'un autre   d'un autre encore   de tous côtés   dès lors   qu'il nous faut poursuivre   nourrir les mots par grand froid les abeilles   Pascal Commère extrait de Pris de froid, éditions "Le Frau" (Odile Fix)
Posté par albanegelle à 09:32 PM - Commentaires [1] - Permalien [#]
mardi 21 mars 2017

Poème(s) de la semaine

L'impatience ne convient pas au poème. il suffit de  compter: tant de jours d'impatience, et si peu de poèmes.                  *   Dans l'idée d'un poème, on se réveille parfois, avec le mot aube dans le mot épaule.                  *   Les morts tranquilles  marchent dans l'eau. Ils n'étaient pourtant pas partis pieds nus.   ... [Lire la suite]
Posté par albanegelle à 12:40 PM - Commentaires [0] - Permalien [#]
lundi 6 mars 2017

Poème de la semaine

  tu es pressé d'écrire comme si tu étais en retard sur la vie s'il en est ainsi fais cortège à tes sources hâte-toi hâte-toi de transmettre ta part de merveilleux de rébellion de bienfaisance effectivement tu es en retard sur la vie la vie inexprimable la seule en fin de compte à laquelle tu acceptes de t'unir celle qui t'es refusée chaque jour par les êtres et par les choses dont tu obtiens péniblement de-ci de-là quelques fragments décharnés au bout de combats sans merci hors d'elle tout n'est qu'agonie... [Lire la suite]
Posté par albanegelle à 09:45 PM - Commentaires [2] - Permalien [#]
dimanche 26 février 2017

Poèmes de la semaine

dans un livre il y a un livre un poème isolé         *   nuit nuit nuit noire noire noire un poème isolé         *   un poème isolé et si on le changeait de côté         *   entre le 30 avril et le 1er mai un poème isolé         *   il y a foule de gens dans le monde et ici un poème isolé   Frédéric Forte extraits de Poèmes isolés, Editions du Centre de... [Lire la suite]
Posté par albanegelle à 10:06 PM - Commentaires [1] - Permalien [#]