Chers vous tous, qui êtes abonnés à mon petit blog.

Cette lettre un peu inhabituelle, qui n'est pas le Poème de la semaine(il arrivera bientôt c'est promis) pour vous informer de l'évolution du projet, ici avec Petits Chevaux et Compagnie.

Je me permets ce message parce que je ne peux pas faire la distinction précise dans cette liste d'abonnés que vous constituez, entre ceux qui veulent uniquement recevoir un poème dans leur boite mail et ceux qui sont intéressés par des propositions avec le cheval. C'est par respect et reconnaissance pour votre fidélité et votre attention que je m'autorise à vous envoyer ces quelques nouvelles qui concernent finalement les deux domaines.

Voilà des mois et des mois que des questionnements m'accompagnent, et se multiplient (!) avec cette installation ici à Chênehutte, dans ce lieu où j'ai la grande chance d'avoir un bureau pour écrire, et les chevaux à ma fenêtre.Il m'a semblé que ce lieu  avait la faculté de réunir la poésie et le cheval justement, qui sont mes deux joies, libertés, appuis, de toujours. J'ai passé tellement de jours et de nuits, seule mais aussi dans les échanges avec des ami(e)s(grand merci à elles surtout, qui m'ont accompagnée avec patience et bienveillance dans ce cheminement rempli de doutes, d'enthousiasmes, de peurs, de doutes...et qui m'ont tellement aidée à faire confiance dans mes intuitions finalement), tellement de temps à remuer dans tous les sens la façon de m'y prendre pour accueillir, partager, organiser... J'ai eu régulièrement la sensation que j'avais trouvé, que j'avais compris, et puis non, quelque chose tout au fond de moi me disait le contraire. Je voulais à tout prix réunir les mots et les chevaux, je cherchais, je m'épuisais à trouver des formes de propositions dans lesquelles il y aurait les deux.  La programmation des journées de l'automne allait dans ce sens-là. Je ne sais pas si la lune du 16 septembre y est pour quelque chose, ou la tempête de mardi dernier, ou un peu de tout ça, la digestion de tous ces questionnements, l'attention à des sensations physiques aussi, et/ou aussi des choses que j'ignore, oui certainement. Aujourd'hui, je n'ai pas la sensation d'avoir "trouvé" ni résolu quoi que ce soit, mais je sais seulement que cette réunion cheval-poésie ne se situe pas dans l'organisation d'activités.

Il y a d'abord écrire, comme une colonne vertébrale, et sans cet air-là, je sais que je manquerai très vite de souffle. Alors commencer par prendre, reprendre, ce temps et cet espace-là, d'écrire, d'écrire ce que je ne sais pas encore ce qui va s'écrire, d'écrire des poèmes, des livres, des lettres, des histoires peut-être, prendre ce temps aussi de trouver des maisons pour accueillir ce qui s'écrit, des éditeurs, des gens de confiance. Accompagner la poésie alors, plus que jamais, par les lectures ici et là toujours,  près ou plus loin, par des interventions, des rencontres, des festivals, des salons, des résidences.

Un autre désir autour de l'écriture est de répondre à des commandes d'écriture. Qui viennent de gens, de particuliers. Des petits récits de vie, des lettres, des portraits à faire pour ceux qui n'écrivent pas, qui aimeraient garder en mémoire ou offrir en cadeau (à la manière d'un dessin). Me faire en quelque sorte écrivain public, mais pour des domaines de la vie davantage sensibles qu'administratifs (infos sur le blog, très vite, mais cela passera plutôt par le bouche à oreille).

Et puis les chevaux ? ils sont là, ils me disent tellement de choses, ils m'aident à prendre des respirations plus larges, ils apaisent mes paniques. Alors ils seront là aussi pour les enfants, petits et moins petits, qui viendront les mercredis après-midis passer du temps à s'occuper d'eux, à les observer, les caresser, aller se promener avec eux (infos pratiques sur mon blog très vite).

Et puis à partir du printemps prochain, je pourrai aussi emmener en balade celui ou celle qui le désire, sur le dos d'Everest, notre Trait Comtois. Des promenades d'une heure, de trois heures, d'une journée, à la carte.

Voilà, les choses étaient simples finalement, et je me posais des questions compliquées.

Très belle semaine à vous tous.

Albane