La joie d'être à la fenêtre

 

La joie d'être à la fenêtre, je l'ai encore.

Une feuille fanée colle à la vitre.

Le corbeau, avec son cri automnal,

quitte les nuages

pour se présenter à moi.

Et un soupçon d'espoir fleurit sur l'herbe,

de ma bouche

à ta bouche, il pourrait s'aventurer.

Mais nulle part tu ne veux apparaître.

Pourtant j'ai encore la joie d'être à la fenêtre.

 

Johannes Kühn

extrait de A qui appartient ce long cortège de nuages blancs ? (éditions Cheyne)

poèmes traduits par Joël Vincent.